Interview de M. Patrice PINSON, Président de la FPI Bretagne

 

En décembre 2014, le directeur de notre agence bretonne a été élu pour présider la chambre régionale de la Fédération des Promoteurs Immobiliers. Nous revenons avec lui sur les deux années et demi qui se sont écoulées pour établir un état de lieux de l’immobilier neuf en Bretagne.

 

 Bonjour Patrice Pinson, qu’est-ce que la FPI et comment est-elle représentée en Bretagne ?

La FPI c’est l’unique instance professionnelle qui représente les promoteurs immobiliers en France. Elle regroupe environ 530 sociétés et est constituée de 18 chambres. Je préside la chambre bretonne qui se caractérise par la grande diversité de ses membres : majors nationaux, opérateurs régionaux ou acteurs intervenant sur des marchés très localisés. Parmi les 30 entreprises adhérentes de la FPI Bretagne, une majorité appartient à ses dirigeants.

 

Quel est le rôle de la FPI ?

La FPI est l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics parce qu’au travers de la défense des intérêts de la profession, c’est tout le secteur du logement qui est soutenu. Notre travail consiste donc à étudier les projets de loi, de normes, de décrets, proposer des amendements si nécessaire pour répondre le mieux possible aux besoins de nos concitoyens. Nous mettons également à la disposition des pouvoirs publics un observatoire statistique national qui prend en compte environ 90% du marché privé. Véritable tableau de bord, décliné au niveau régional, il permet tous les trimestres de mieux saisir les tendances et appréhender les aspirations.

Quel est votre quotidien ?

C’est souvent de proposer de faire évoluer les PLU et les PLH dans le sens d’une plus grande efficience. A l’occasion de modifications du PLU des villes, du PLH des communautés d’agglomération ou du zonage propre à différents dispositifs (PTZ, défiscalisation…) la FPI est souvent invitée à donner son point de vue. Dans ce cadre nous apportons notre expertise pour proposer, alerter et faire évoluer les projets. C’est un travail d’information, de pédagogie et de conviction car, en dernier ressort, la décision revient aux élus et à leurs services.

Comment a évolué la FPI Bretagne depuis votre élection ?

Depuis 2015, j’ai la chance de présider la FPI Bretagne alors que l’immobilier sort de la crise et qu’il évolue dans le bon sens en matière de ventes et de création d’emploi dans le secteur résidentiel. Cette embellie se donne à voir à l’occasion de la cérémonie des Pyramides qui récompense les plus belles opérations bretonnes. Elle réunissait en 2015 120 professionnels. En 2016, nous étions 240 et dernièrement, c’est à 400 que nous nous sommes réunis halle Martenot à Rennes. C’est important d’illustrer notre métier et notre implication dans la construction de la ville.

 

Comment vous voyez les choses pour la suite ?

Mon travail actuel consiste à alerter les élus sur la nécessité absolue de mettre sur le marché de nouvelles opérations et de délivrer rapidement des permis de construire. C’est essentiel parce que rien ne serait pire qu’une pénurie, synonyme de hausse des prix. La Bretagne et l’ouest de la France en général attire un nombre croissant de population. L’augmentation du rythme de vente de logement neuf doit donc correspondre à la mobilisation de tous les acteurs. Par ailleurs, il va y avoir un travail de pédagogie auprès des nouveaux députés pour les sensibiliser aux enjeux du logement.

 

Pour finir, votre mandat se termine fin 2017. Que tirez-vous de cette expérience ?

Relais entre les instances nationales de la FPI, les adhérents bretons, j’ai eu l’occasion de mieux connaitre mes confrères. A l’occasion des comités fédéraux, tous les présidents de chambres se retrouvent autour de la présidente (Alexandra François-Cuxac). Cela nous permet d’échanger sur nos expériences et d’étudier ensemble les nouvelles lois ou normes.

Riche sur le plan humain, stimulant techniquement, cette expérience m’a permis d’élargir et d’approfondir à la fois ma connaissance de la promotion immobilière. Cela me conforte et me stimule dans ce métier exaltant.